Avant-propos
Organisation et généralités
Les exigences
SysML
Exigences et tests
Traçabilité
Génération de doc
Nous allons nous intéresser dans ce cours aux Méthodologies de la Production d'Application.
Ce module, qui fait suite aux modules de programmation (M2103), conception (M2104) et d’IHM (M2105), est fortement corrélé au module de conception avancé (M3105).
Nous suivons (comme tous les DUT informatique) le programme pédagogique national (PPN - disponible ici).
Les étudiants du DUT informatique, mes collègues enseignants qui cherchent un document de référence accessible, et … moi-même (pour organiser mes notes diverses)!
Si vous appartenez à une de ces catégories, ce document n’est pas pour vous :
Ce document est tout nouveau (date de naissance 05/09/2014!), donc merci de votre indulgence …
Vous trouverez en référence (cf. Bibiliographie) les ouvrages et autres documents utilisés.
Professeur à l’Université de Toulouse, en poste à l’IUT de Blagnac
Co-fondateur de l’association SysML-France
Membre du comité éditorial de la revue SoSyM
Membre du Steering Committee de la conférence ACM/IEEE MODELS
Chef du département informatique de l’IUT de Blagnac 2009 à 2012
Responsable de l’ancien module (Analyse et Conception des Systèmes d’Information)
Marié à une merveilleuse femme, papa d’une merveilleuse fille
J’ai utilisé un certain nombre de conventions personnelles pour rendre ce document le plus agréable à lire et le plus utile possible, grâce notamment à la puissance d’AsciiDoc :
Les références bibliographiques présentées en fin de document (cf. Bibliographie).
Les termes anglais (souvent incontournables) sont repérés en italique, non pas pour indiquer qu’il s’agit d’un mot anglais, mais pour indiquer au lecteur que nous employons volontairement ces termes (e.g., Package).
Le titre des figures indique (entre parenthèses) un M pour les figures issues de Modelio, un MD pour les figures issues de MagicDraw, un P pour les figures issues de plantUML, un Py pour les figures issues de Papyrus, un R pour les figures issues de Rhapsody, un T pour les figures issues de TOPCASED, un Y pour les figures issues de yuml, et un UK pour les figures en anglais.
Pour les notes, conseils, avertissements, etc. voici la liste des pictogrammes utilisés :
Les notes comme celles-ci sont utilisées pour indiquer des éléments intéressant pour la majorité des lecteurs.
Ces notes indiquent des points importants qui réclament votre attention.
Celles-ci concernent en général des points de détail et permettent "d’aller plus loin".
Ces notes concernent des définitions tirées de la spécification UML™ et sont donc précisément référencées.
Modélisation UML incorrecte.
Modélisation UML partiellement correcte ou pouvant prêter à confusion.
Modélisation UML correcte.
Parce que j’ignore la version que vous êtes en train de lire. À partir de l’original, plusieurs versions ont été générées grâce à AsciiDoc :
Une version pour le web (Moodle) au format html
Une version pour présentation en amphi au format présentation
Une version pour impression au format pdf
Les images qui ne sont pas libres de droit contiennent un lien vers les sites où je les ai "empruntées".
N’hésitez pas à m’envoyer vos remarques en tout genre en m’écrivant ici.
Ce support de cours est destiné en priorité aux étudiants de l’IUT de Blagnac.
Comme déjà indiqué, ce module est fortement corrélé au module de Conception et Programmation Objet Avancées (CPOA - M3105).
Il ne concerne que la partie modélisation du cours, les autres aspects étant couverts par Jean-Michel Inglebert. Il est prévu pour 2 cours d'1h30, complété par des mises en oeuvre en TD et en TP. Cette partie du cours va principalement porter sur UML™, le langage universel de modélisation très utilisé en entreprise que vous maîtrisez déjà en partie.
La matrice qui nous servira de "carte de base" pour placer les activités ou les modèles, sera celle-ci :
| Requirements | Structure | Comportement | Transverse | |
|---|---|---|---|---|
Organisation | ||||
Analyse | ||||
Conception | ||||
Implémentation |
Cette matrice permet de situer les différents éléments qui seront vus dans ce cours dans un cadre utile pour comparer ces éléments les uns aux autres. Je vous conseille de vous faire votre propre matrice. L’essentiel est de toujours bien se représenter les différents éléments qu’on aborde dans une carte mentale précise. Cela permet une meilleure mémorisation.
Dans un axe horizontal, j’ai différencié quatre grands points de vue :
Requirements
Structure
Comportement
Transverse
Les exigences et leur prises en compte sont un éléments critique pour le succès du développement de tout système. Sans explorer l’ensemble des activités d’ingénierie système (ce qui nécessiterait tout un volume du type de Les exigences) nous insisterons ce semestre sur cet aspect.
La description de l’architecture et des éléments constitutifs du système, avec les blocs, leurs relations, organisations internes, etc. constituera un point de vue important. C’est souvent la partie de modélisation qui pose le moins de problème aux débutants.
Le comportement d’un système est du point de vue de l’utilisateur final beaucoup plus important que la structure elle-même. C’est la partie qu’il est la plus à même d’exprimer, de comprendre (vos modèles) et de valider.
Un certains nombre de concepts sont transverses aux trois points de vue précédents. Il s’agira principalement de parler de cohérence ou de traçabilité entre les phases de développement ou entre les points de vue.
Dans un axe vertical, j’ai différencié quatre grandes phases du cycle de vie du développement :
Organisation
Analyse
Conception
Implémentation
Une étape indépendante du type de cycle de développement envisagé (en V, agile, etc.) mais qui concerne la mise en place d’un cadre de travail qui permette un développement de qualité (outils, éditeurs, gestionnaire de version, de tâches, etc.).
Cette phase vise plutôt à examiner le domaine du problème. Elle se focalise sur les cahiers des charges et les exigences. L’analyse débouche sur un dossier d’analyse qui décrit les grandes lignes (cas d’utilisation, architecture principale) du système.
Cette phase vise plutôt à examiner le domaine de la solution. Elle débouche sur un dossier de conception qui décrit les détails conceptuels de la solution envisagée (structure détaillée, comportement, etc.)
Cette phase traite des développements finaux (construction ou approvisionnement en matériel, développement de codes, etc.).
Associez les diagrammes suivants avec leurs acronymes :
Diagramme de Paquetages | sd | Diagramme des Cas d’Utilisation | |
dc | Diagramme de Séquences Système | ||
uc | Diagramme de Classes | pkg | |
Diagramme de Séquences | dss |
Placez dans la matrice ci-dessous les différents diagrammes UML™ que vous connaissez déjà (sd, dc, uc, pkg, dss.
| Requirements | Structure | Comportement | Transverse | |
|---|---|---|---|---|
Organisation | ||||
Analyse | ||||
Conception | ||||
Implémentation |
L’ingénierie des exigences est d’une importance capitale, surtout en Ingénierie Système. En général les exigences sont exprimées par des ingénieurs dédiés à cette activité. La complexité des systèmes modernes (embarqués, communicants, critiques, …) rendent cruciale cette analyse.
La difficulté de l’emploi massif de l’anglais fait qu’il existe souvent une confusion entre les termes anglais et leurs traduction française. Nous précisons donc ici notre utilisation des termes :
Exigences, c’est à dire une fonction ou une propriété que doit satisfaire le système considéré. Par nature une exigence doit pouvoir être vérifiable. En génie logiciel on parle plus classiquement des spécifications ("spec") pour parler des contraintes à respecter pour un système. Les ingénieurs systèmes ont depuis longtemps intégré le terme d’exigences comme traduction directe de requirement.
Il s’agit des exigences du client. En UML™ on va plus les retrouver dans les cas d’utilisation. Ils sont à l’origine des requirements tels que définis plus haut.
Il est important pour une exigence qu’elle ne soit pas ambiguë (contrairement au terme "en" dans la consigne exprimée par la maman dans l’illustration ci-dessous : "Ramène moi 1 bouteille de lait. S’il y a des oeufs, ramène m’en 6.").
Dans le cadre de la matrice qui nous sert de plan, nous somme ici :
| Requirements | Structure | Comportement | Transverse | |
|---|---|---|---|---|
Organisation | ||||
Analyse | ||||
Conception | ||||
Implémentation |
On abordera :
L’organization des Requirements
Les Requirements properties
Les Requirements links
Les Requirements Diagrams
Les considérations sur la traçabilité
Annotations des Requirements
Les Use Case Diagrams
Diagrammes structuraux
Diagrammes de définition de blocs (bdd)
Diagrammes internes de blocs (ibd)
Diagrammes paramétriques (par)
Diagrammes de packages (pkg)
Diagrammes comportementaux
Diagrammes de séquence (sd)
Diagrammes d’activité (act)
Diagrammes de cas d’utilisation (uc)
Diagrammes d’états (stm)
Diagramme d’exigence (req)
C’est à dire une extension de cette notation, un ensemble de nouveaux concepts et éléments qui sont définis à partir des éléments de base d’UML™. Un exemple : le bloc SysML™ n’est qu’une redéfinition de la classe UML™.
Une notation de plus en plus enseignée et connue et qui servira donc de plus en plus de référence à la modélisation des systèmes.
En effet, contrairement à ce que beaucoup pensent en l’abordant, SysML™ ne propose pas de démarche particulière de développement de système. C’est à la fois sa force (votre méthode existante pourra continuer à être utilisée) comme sa faiblesse car cette absence de guide méthodologique fait souvent défaut à son utilisation.
Nous verrons en effet que SysML™ ne fait que ce qu’on veut bien en faire. Comme tout langage il est limité dans son pouvoir d’expression, mais surtout il reste une simple notation qu’il convient d’utiliser avec des outils et des démarches associées.
C’est juste pour voir ceux qui suivent…
On ne dit pas "le SysML" mais tout simplement "SysML".
Il ne s’agit pas ici de revenir sur les exigences elles-même, mais plutôt de voir comment SysML™ permet de les exprimer, de les manipuler et surtout de les lier avec le reste du système.
Un Requirement en SysML™ n’est qu’un bloc particulier.
A requirement specifies a capability or condition that must (or should) be satisfied… A requirement is defined as a stereotype of UML Class…
Plusieurs types d’organisations sont possibles :
Par niveau d’abstraction
Besoins généraux (en lien avec les use cases par exemple)
Besoins techniques (en lien avec les éléments de conception)
Par point de vue
Besoins principaux (en lien avec les use cases)
Besoins spécifiques :
Fonctionnels
Marketing
Environnementaux
Business
…
etc.
La plupart des outils modernes permettent le passage entre outils classiques de gestion des exigences (comme DOORS™) et outils de modélisation SysML™ (comme Modelio, illustré ci-dessous).
Il est possible d’indiquer un certain nombre de propriétés sur un requirement :
priority (high, low, …)
source (stakeolder, law, technical, …)
risk (high, low, …)
status (proposed, aproved, …)
verification method (analysis, tests, …)
Dans le cadre du module MPA nous ne retiendrons comme attribut d’un requirement que son identifiant et le texte le désignnat (les deux attributs obligatoire). La priorité sera donné par le client en terme de cycle (on traitera en premier les requirements prioritaires).
class ObtenirHoraires <<requirement>> {
Text = "Le logiciel doit fournir les horaires rapidement."
Id = "14.2"
}Les principales relations entre requirement sont :
Pour décrire la décomposition d’une exigence en plusieurs sous-exigences (⊕–). Typiquement dès qu’une exigence est exprimée avec une conjonction "et" ("La voiture doit être rapide et économe.").
Pour décrire un ajout de précision ([refine]), comme par exemple une précision.
Pour indiquer une différence de niveau d’abstraction ([deriveReqt]), par exemple
entre un système et un de ses sous-systèmes.
Lorsqu’une exigence possède plusieurs cas [refine] qui pointent vers lui, on considère que ces différents cas sont des options possibles de raffinement (cf. [conventions]).
Il existe ensuite les relations entre les besoins et les autres éléments de modélisation
(les block ou les class principalement) comme [satisfy] ou [verify], mais nous les aborderons
dans la partie transverse.
Voici un exemple de req un peu plus étoffé, tiré de la norme (voir aussi Exemples de rationale et problem (tiré de SysML, UK)) :
Tout comme pour n’importe quel bloc, il est possible de stéréotyper les requirements. Ceci permet de se définir ses propres priorités et classifications. Quelques exemples de stéréotypes utiles :
Il est possible d’annoter les éléments de modélisation en précisant les raisons (rationale) ou les éventuels problèmes anticipés (problem).
Une fois que les requirements ont été définis et organisés, il est utile de les lier au moins aux use cases
(en utilisant [refine] par exemple) et aux éléments structurels (en utilisant [satisfy] par exemple), mais ceci
sera abordé dans la partie transverse.
En général chaque requirement devrait être relié à au moins un use case (et vice-versa!).
Bien que nous traitions les cas d’utilisation dans la partie comportement, nous les abordons ici du fait de leur proximité avec les requirements.
Ce diagramme est celui que vous avez appris l’an dernier en UML™.
Un acteur représente un rôle joué par un utilisateur humain. Il faut donc plutôt raisonner sur les rôles que sur les personnes elles-mêmes pour identifier les acteurs.
Pour ce qui ce concerne ce module nous allons nous contenter de maintenir des matrices croisant les exigences d’un côté et les tests de l’autre.
Par exemple :
Dans la réalité, les entreprises industrialisent le processus de vérification des exigences en utilisant des outils adaptés. Illustration tirée de [TestsIndustriels2009] :
En prenant un exemple tiré d’un exercice que vous avez traité l’an dernier voici un exemple cohérent :
Le texte complet de l’exemple ne précise pas le cahier des charges de l’Autoradio (AR), considérant que tout le monde sait ce que c’est!
Rédigeons tout de même quelques extraits (numérotés) de texte possible :
L’AR est un dispositif qui permet d’écouter la radio de manière confortable et interactive.
L’AR doit être capable de mémoriser un certain nombre de station différentes.
L’Utilisateur de l’AR doit pouvoir choisir sa station parmis un choix donné.
L’Utilisateur de l’AR doit pouvoir régler le niveau sonore.
L’Utilisateur de l’AR doit pouvoir chercher une station en "balayant" les ondes FM.
…
Nous pouvons, en analysant ce cahier des charges, déduire un certain nombre d’exigences. Nous les écrivons ici sous forme tabulaire, et en utilisant le langage Gherkin.
Version tabulaire :
Exemple de version textuelle formattée (fichier source ici):
#encoding: utf-8
Feature: Scénario simple d'utilisation de l'AutoRadio (AR)
In order to vérifier que le son marche
As an utilisateur lambda
I should be able to exécuter ces scénarios et constater les effets
Scenario: Augmenter le son
Given un AR avec le son à 0
When Je presse le bouton "Volume +"
Then Le son passe à 1
And Je commence à entendre la radioCréer un plan de test consiste à prévoir l’ensemble des tests à l’avance de manière à prévoir la couverture de ces tests.
Dans un cycle classique ("en V" par exemple), les modèles sont réalisés avant l’implémentation (codage).
Dans un cycle Agile, chaque cycle possèdera ses modèles, eux aussi versionnés, qui eux aussi évolueront en même temps que le code.
Plus encore que dans les méthodes classiques, il conviendra de vérifier que code et modèles sont bien cohérents. On pourra donc :
générer les codes à partir des modèles
générer les modèles à partir des codes (cf. Exemple de code Java commenté pour la génération automatique de diagrammes plantUML)
utiliser des outils intégrés comme eclipse
avoir un plan systématique de révision code/modèle
…
package demo;
class Controller {}
class EmbeddedAgent {}
class PowerManager {}
/**
* @extends Controller
* @extends EmbeddedAgent
* @navassoc - - 1..* PowerManager
* @note this is a note
*/
class SetTopController implements URLStreamHandler {
public String name;
int authorizationLevel;
void startUp() {}
void shutDown() {}
void connect() {}
}
/** @depend - friend - SetTopController */
class ChannelIterator {}
interface URLStreamHandler {
void OpenConnection();
void parseURL();
void setURL();
void toExternalForm();
}Les exigences sont très importantes en ingénierie logiciel, du fait de la multiplication des sous-systèmes et donc des intermédiaires (fournisseurs, sous-traitants, etc.) avec qui les aspects contractuels seront souvent basés sur ces exigences. Il n’est donc pas étonnant qu’un diagramme et des mécanismes dédiés aient été prévus en SysML™.
| Requirements | Structure | Comportement | Transverse | |
|---|---|---|---|---|
Organisation | ⊕–, \<<deriveReqt>> | |||
Analyse |
| |||
Conception | \<<allocate>> | |||
Implémentation | \<<satisfy>>, \<<verify>> |
En terme de démarche, il est classique d’avoir de nombreux aller-retour entre la modélisation des exigences et la modélisation du système lui-même (cf. Exemple de démarche (SYSMOD Zigzag pattern)).
Je serai votre "référent" sur les aspects modélisation
Jean-Michel Inglebert sera votre référent méthodes agiles
Olivier Roques sera votre référent IHM et java
André Péninou sera votre référent client et exigences
Quelles sont les différences entre besoins et exigences ?
Quelles sont les différences entre un backlog de produit et une exigences?
En quoi les cas d’utilisation sont-ils complémentaires des exigences?
Liens et traçabilité
Exemple concernant les exigences
Exemple concernant les classes
Plus encore que dans les méthodes classiques, il conviendra de vérifier que code et modèles sont bien cohérents. On pourra donc :
générer les codes à partir des modèles
générer les modèles à partir des codes (cf. Exemple de code Java commenté pour la génération automatique de diagrammes plantUML)
utiliser des outils intégrés comme eclipse
avoir un plan systématique de révision code/modèle
…
On part des exigences (en Scrum, le Product Backlog) :
On les liste dans redmine :
On les exporte dans un format manipulable (exemple .csv) :
On les passes dans une moulinette maison pour obtenir du plantUML :
@startuml
class Req_2205 <<Requirements>> {
Id = 2205
Text = "En tant qu'administrateur, je veux pouvoir afficher la liste des intervenants du fichier intervenants2014_2015.csv dans l'IHM"
}
class Req_2213 <<Requirements>> {
Id = 2213
Text = "En tant qu'administrateur, je veux pouvoir afficher la liste des sujets puis ajouter un nouveau sujet et sauvegarder la liste des projets dans un fichier .csv de mon choix"
}
class Req_2220 <<Requirements>> {
Id = 2220
Text = "En tant qu'administrateur, je veux pouvoir afficher la liste des étudiants indiquant le groupe, le sujet, le projet et l'ensemble des intervenants du projet dans l'IHM"
}
...
@endumlLe fichier complet est disponible ici. Ce qui donne le rendu ci-dessous :
Les exemples ne sont pas des corrections du projet en cours, mais sont donnés ici uniquement à titre d’illustration.
On réalise qu’il serait nécessaire de disposer d’une API digne de
ce nom pour aller directement chercher les exigences dans redmine.
package demo;
class Controller {}
class EmbeddedAgent {}
class PowerManager {}
/**
* @extends Controller
* @extends EmbeddedAgent
* @navassoc - - 1..* PowerManager
* @note this is a note
*/
class SetTopController implements URLStreamHandler {
public String name;
int authorizationLevel;
void startUp() {}
void shutDown() {}
void connect() {}
}
/** @depend - friend - SetTopController */
class ChannelIterator {}
interface URLStreamHandler {
void OpenConnection();
void parseURL();
void setURL();
void toExternalForm();
}On peut même utiliser la puissance des variables. Par exemple les commentaires Java suivants seront mis à jour en ajoutant les options suivantes au doclet :
-a product-name=OPTI -a version=1.0
/**
* {product-name} will change your life!
* @version {version}
*/À partir du moment où la documentation est générée, on peut tester le programme qui la génère, comme n’importe quel programme.
Dans les exemples qui suivent on peut :
tester l’existence des fichiers qui sont inclus (e.g., include::foo.txt[])
tester la conformité avec les règles définies dans le sujet
tester la conformité aux bonnes pratiques
Voici le détail du script :
# CheckImage.rb
# 2014 -- JMB (initial code from JM Inglebert)
#----------------------------------------------------
re = Regexp.new("\.html$") # asciidoc result file (easier!)
dir = Dir.new('.')
dir.each {|fn|
if ( fn =~ re ) then
print "asciidoc source : " + fn + "\n"
paths = []
# find all image: or image:: asciidoc macros
File.open(fn) { |f|
p 'opening ' << fn
content = f.read
paths = content.scan(/<img src="([^"]*)"/)
}
imagesDir='/Users/bruel/dev/Papyrus4Education/images'
# test that path is a file
paths.flatten.each {|path|
print (File.file?(path) ? " OK " : " NOK ") + path + "\n"
}
end
}On peut vérifier plusieurs aspects d’un document :
Que le contenu est conforme aux attentes
Que les bonnes pratiques ont été appliquées
Le cahier des charges (http://algec.iut-blagnac.fr/~jmi/MPA/sprint_0.html) mentionne :
La documentation utilisateur devra fournir les informations suivantes : - liste des membres de l'équipe et numéro de groupe - Université Toulouse 2 - IUT de Blagnac ...
Voilà un exemple de script de test pour ces règles.
#La documentation utilisateur devra fournir les informations suivantes :
file = ARGV[0]
membre = Regexp.new(ARGV[1])
groupe = Regexp.new(ARGV[2])
sprint = Regexp.new(ARGV[3])
f = File.open(file)
content = f.read
# liste des membres de l'équipe
res = content.scan(membre)
print "Membre : " + (res != [] ? " OK " : " NOK ") + "\n"
# numéro du groupe
res = content.scan(groupe)
print "Groupe : " + (res != [] ? " OK " : " NOK ") + "\n"
# Université Toulouse 2
res = content.scan(Regexp.new("Université Toulouse 2"))
print "UT2 : " + (res != [] ? " OK " : " NOK ") + "\n"# IUT de Blagnac
res = content.scan(Regexp.new("IUT de Blagnac"))
print "IUT : " + (res != [] ? " OK " : " NOK ") + "\n"
# DUT INFO S3/Module MPA
res = content.scan(Regexp.new("DUT INFO S3/Module MPA"))
print "MPA : " + (res != [] ? " OK " : " NOK ") + "\n"
# le nom du projet : OPTI
res = content.scan(Regexp.new("OPTI"))
print "OPTI : " + (res != [] ? " OK " : " NOK ") + "\n"
# le SPRINT concerné
res = content.scan(Regexp.new(sprint))
print "SPRINT : " + (res != [] ? " OK " : " NOK ") + "\n"Ce qui donne :
Voici un exemple qui vérifie que la documentation est conforme aux règles Eclipse Doc Style Guide.
Par exemple la Eclipse Doc Style Guide préconise :
Use sentence capitalization for all titles.
Voilà le script de test pour cette règle.
#require 'minitest/spec'
require 'minitest/autorun'
#---------------------------------------------------
# Checking Titles
#---------------------------------------------------
MAIN='main.wiki'
File.open(MAIN) { |f|
content = f.read
titles = content.scan(/=+ (.*) =+/)
# test that titles have Capital first letter
titles.flatten.each {|title|
describe File do
it "Wiki should use sentence capitalization for all titles" do
assert_match(/[A-Z].+$/, title)
end
end
}
}Et le résultat :
Bien sûr tout n’est pas testable. Exemple de règle difficile à instrumenter : "Wherever possible, make statements positive."
Nous allons détailler l’exemple d’un cas concret :
Hors de propos, mais en tant que programmeur, c’est très pratique.
Vous n’auriez pas en avoir bénéficié en MPA?
De la même façon que vous avez conçus vos fichiers sources AsciiDoc.
Dans notre exemple, nous utilisons GitHub.
Cf. détails sur la configuration ci-après.
Les formats courants sont supportés :
ebook
HTML
Slides (Deck.js, Reveal.js, slidy2, …)
Docx
…
Le but de ces notes est d’expliquer le fonctionnement de la génération de document HTML par intégration continue en utilisant Travis en complément des dépôts GitHub.
La démarche globale (cf. [figure]):
Configurer les dépôts à "intégrer" de manière continue
Ajouter un fichier .travis.yml à la racine du dépôt (penser à l’ajouter : git add)
Lors du git push (après un git commit bien sûr), Travis va générer une machine virtuelle
qui va exécuter le script et indiquer un succès
si tout c’est bien passé.
Pour ne pas avoir à préciser les mots de passe en clair dans vos scripts, il est possible d’indiquer les éléments de connexions de manière crypté. Ainsi il faut :
Il est possible de valider la syntaxe du fichier .travis.yml en installant
un utilitaire :
gem install travis-lint travis-lint
#language: python
#python:
#- '2.7'
install:
- gem install asciidoctor
- gem install link-checker
script:
#- asciidoctor --version
#- ls -alF
#- whereis bash
- asciidoctor -a icons -a linkcss! -a numbered faq.txt -o output/faq.html
#- ls -al output
#- bash update-doc.sh
- rake check_links
# Following generated by
#
# travis login --pro
# travis encrypt -r jmbruel/PapyrusFAQ GH_TOKEN=<token generated on gitHub> --add env.global
env:
global:
secure: cEaBJq02ObnKSWQHP0c.....WMQX8Py4icaC8Cn9l62AqE4=
# if everything OK, then deploy on the web
after_success:
- bash update-doc.sh#!/bin/bash
echo -e "Starting to update doc\n"
#copy data we're interested in to other place
cp -R output $HOME/output
#go to home and setup git
cd $HOME
git config --global user.email "jbruel#travis@gmail.com"
git config --global user.name "Jean-Michel Bruel"
git config --global push.default simple
#using token clone io pages branch
git clone --quiet https://${GH_TOKEN}@github.com/jmbruel/jmbruel.github.io.git doc > /dev/null
#go into directory and copy data we're interested in to that directory
cd doc
cp $HOME/output/faq.html ./index.html
ls -al index.html
#add, commit and push files without provoking Continuous Integration
git add -f index.html
git commit -m "Travis build $TRAVIS_BUILD_NUMBER pushed to io pages -- [skip ci]"
git push -fq origin master > /dev/null
echo -e "Done magic with output\n"Notez le [skip ci], qui permet d’éviter la récursivité du processus (modif du push donc relance du script!).
Il n’est pas normal de ne pas pouvoir présenter une release qui fonctionne.
En ligne de commande (cf. source):
# svn list http://.../MyRepo
branch/
tags/
trunk/# svn cp -m 'Making test branch' http://.../MyRepo/trunk http://.../MyRepo/branch/newBranch
...# svn list http://.../MyRepo/branch
newBranch/[source,shell]=== {revisions}
[icon="{iconsdir}/tuxteacher.png"]
[NOTE]
====
. Pour ceux qui ont le support avec eux (ordi, tablette, portable) : trouvez un exemple de violation de la bonne pratique <<DRY>> dans ce support de cours (indice : mes codes {ruby} sont souvent écrits à l'arrache)
. Pourquoi les concepteurs de {papyrus} insistent-ils sur la qualité de leur documentation?
====
:leveloffset: 0
:numbered!:
[[Glossaire]]
== Glossaire
*Acronymes UML/SysML*
`{act}`:: Raccourcis pour Diagramme d'**ACT**ivité dans une cartouche {SysML}
`{bdd}`:: Raccourcis pour **B**lock **D**efinition **D**iagram dans une cartouche {SysML}
`{dc}`:: **D**iagramme de **C**lasse {UML}
`{dss}`:: **D**iagramme de **S**équence **S**ystème (un {seq} où seul le système dans sa globalité est représenté footnote:[Il ne s'agit pas d'un acronyme {SysML} à proprement parler mais nous l'utilisons beaucoup.])
`{ibd}`:: Raccourcis pour **I**nternal **B**lock **D**iagram dans une cartouche {SysML}
`{par}`:: Raccourcis pour **P**arametric Diagram dans une cartouche {SysML}
`{pkg}`:: Raccourcis pour **P**a**K**a**G**e Diagram dans une cartouche {SysML}
`{req}`:: Raccourcis pour **REQ**uirements Diagram dans une cartouche {SysML}
`{seq}`:: Raccourcis pour **SEQ**quence Diagram dans une cartouche {SysML}
`{stm}`:: Raccourcis pour **ST**ate **M**achine dans une cartouche {SysML}
`{uc}`:: Raccourcis pour **U**se **C**ase Diagram dans une cartouche {SysML}
*Définitions générales*
[NOTE]
.Ressources
=====================================================================
Les définitions ci-dessous sont regroupées à titre indicatif. Je vous invite
à consulter les sources suivantes :
- Glossaire du http://www.sei.cmu.edu/architecture/start/glossary[Software Engineering Institute]
- http://www.computer-dictionary-online.org/[IEEE Computer Dictionary Online]
- http://fr.wikipedia.org/[Wikipedia] – Version française
=====================================================================
[[CI]]CI::
_**C**ontinuous **I**ntegration_ : (Intégration Continue) est un ensemble de pratiques utilisées en génie logiciel consistant à vérifier à chaque modification de code source que le résultat des modifications ne produit pas de régression dans l'application développée (source link:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Int%C3%A9gration_continue[ici]).
[[DRY]]DRY::
_**D**on't **R**epeat **Y**ourself_ : Un bon principe qui veut qu'on évite de répéter des tâches manuelles (comme les tests) en utilisant plutôt des scripts et des programmes.
OMG::
_**O**bject **M**anagement **G**roup_ : L'organisme international chargé des principales normes liés à l'objet (CORBA, UML, etc.).
[[TDD]]TDD::
_**T**est **D**riven **D**evelopment_ : Développements dirigés par les tests. On écrit les tests avant d'écrire le code. On travaille son
code tant que les tests ne passent pas.
TRL::
_**T**echnology **R**eadiness **L**evel_ : Système de mesure employé par des agences gouvernementales américaines et par de nombreuses compagnies (et agences) mondiales afin d'évaluer le niveau de maturité d'une technologie (cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Technology_Readiness_Level[Wikipedia]).
[[STI2D]]STI2D::
**S**ciences et **T**echnologies de l'**I**ndustrie et du **D**éveloppement **D**urable : série du baccarauléat qui met
l'accent sur les technologies transversales et qui a introduit en 2011 l'enseignement de {sysml}.
SysML::
_**Sys**tem **M**odeling **L**anguage_ (TM) : Le langage de modélisation de systèmes maintenu par l'{omg}.
UML::
_**U**nified **M**odeling **L**anguage_ (TM) : Le langage de modélisation généraliste maintenu par l'{omg}.
[[refs]]
== Liens utiles
- Le site officiel d'{UML} : http://www.uml.org/
- Un site très bien fait sur {UML} : http://www.uml-sysml.org/
[[refs]]
== Références
Voici quelques références utiles.
- [[[ENS2013]]] L. Gendre et J.-M. Virely, SysML. Tutoriel du 13/06/2013. ENS Cachan.
- [[[FIO2012]]] Fiorèse S., Meinadier J., Découvrir et comprendre l’ingénierie système, AFIS 2012.
- [[[FMS]]] A. Moore, R. Steiner, S. Friedenthal, A Practical Guide to SysML, The MK/OMG Press, MK/OMG Press, 2011 (2nd edition).
- [[[Fejoz2013]]] Loïc Fejoz. [[SysML4STI2D]]SysML4STI2D, présentation de SysML en STI2D, 2004. Disponible http://fr.slideshare.net/REALTIMEATWORK/sysml4sti2d[ici].
- [[[Fowler2004]]] Martin Fowler. UML 2.0 INFORMATIQUE PROFESSIONNELLE, 2004.
- [[[HAS2012]]] Haskins C., SE Handbook Working Group, INCOSE Systems Engineering Handbook: Version 3.2.2, International Council on Systems Engineering, 2012.
- [[[Harmony]]] Bruce Powel Douglass. Real-Time Agility: The Harmony/ESW Method for Real-Time and Embedded Systems Development. Addison-Wesley Professional, 2009. ISBN-10: 0-321-54549-4
- [[[KAP2007]]] Kapurch S., NASA Systems Engineering Handbook, 2007 (http://ntrs.nasa.gov/archive/nasa/casi.ntrs.nasa.gov/20080008301_2008008500.pdf[pdf]).
- [[[MeDICIS]]] ENSI Bourges/PRiSM.
- [[[Modelio2012]]] Systems Engineering using Modelio, INCOSE 2012 Tool Vendor Challenge Case Study. Disponible http://www.modeliosoft.com/en/component/docman/doc_download/360-white-paper-systems-engineering-using-modelio-incose-2012-symposiums-tvc-case-study-en.html[ici].
- [[[OMG2009]]] The Current State of Model Based Systems Engineering: Results from the OMG SysML Request for Information. Mary Bone and Robert Cloutier, 2009. Disponible http://www.omgsysml.org/SysML_2009_RFI_Response_Summary-bone-cloutier.pdf[ici].
- [[[REQ2012]]] Guide Bonnes Pratiques en Ingénierie des Exigences, AFIS 2012.
- [[[Roques2010]]] {prfc}. SysML par l'exemple - Un langage de modélisation pour systèmes complexes. Eyrolles. À obtenir http://www.numilog.com/LIVRES/FICHES/62775.Livre[ici].
- [[[SeeBook2012]]] Embedded Systems Analysis and Modeling with SysML, UML and AADL, F. Kordon, J. Hugues, A. Canals, A. Dohet, Wiley, 2013.
- [[[Sommerville1997]]] Ian Sommerville, Pete Sawyer. Requirements Engineering: A Good Practice Guide. Wiley, 1997.
- [[[Styles]]] Scott W. Ambler. The Elements of UML 2.0 Style. Cambridge University Press, 2005. ISBN: 0-521-61678-6
- [[[SysML]]] OMG. Systems modeling language version 1.3. Technical report, 2012. Available http://www.omg.org/spec/SysML/1.3/PDF[here].
- [[[Walsh1999]]] Norman Walsh & Leonard Muellner. DocBook - The Definitive Guide. O'Reilly & Associates. 1999. ISBN 1-56592-580-7.
- [[[TAOUP]]] Eric Steven Raymond. 'The Art of Unix Programming'. Addison-Wesley. ISBN 0-13-142901-9.
- [[[TestsIndustriels2009]]] Guide méthodologique de l'industrialisation et référentiel de bonnes pratiques. Disponible link:http://lifc.univ-fcomte.fr/test_indus/index.php?option=com_docman&task=doc_download&gid=36[ici].
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